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 Ronces, fichues ronces ! (libre)

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MessageSujet: Ronces, fichues ronces ! (libre)   Sam 30 Mai - 15:10

HRP:
 

Cette forêt est complètement glauque. Elle est brumeuse, elle est dense... Mais quelle idée de la traverser ? Heureusement, le soleil parvient, tant bien que mal, à m'éclairer la voie. Je marche depuis peu, les oreilles dressées sur mon crâne, ma queue bien calée dans mes pattes et mon corps frêle qui suit, tremblant. Au moindre bruit, je craque. Je me barre, fissa ! J'avance lentement, évitant de faire du bruit, enfin jusqu'à ce que je pose ma patte sur une ronce, là je couine. C'en est trop, toute cette tension, toute cette douleur... Quand soudain, un chien métallique surgit devant moi. oulah, non, non, non ! Je fait un demi-tour, et, plus rapide que l'éclair, je fuis comme un lâche. Je cours, je cours, et débouche sur une clairière. Tiens, je n'en ai pas traversé pour venir jusqu'ici, alors qu'est-ce qu'elle fait là, cette clairière ? Peu importe, je cours, je cours, je ne touche plus le sol, je... Quoi ?! Pardon ? Je vole ? Ah oui, quand même. Je cours, je vole, je... Ce n'est pas normal. Oh non ! Moi, je n'aime pas ce qui sort de l'ordinaire, et voir Laat-Krosis, Golwah-Dok et les Terres d'Abbell du ciel et en même temps, je pense qu'on peut qualifier ça d'anormal. Je ralentis, sans baisser d'altitude. Curieux, je m'arrête entièrement quand soudain je tombe, à pleine vitesse. Oh, non, mon destin est-il vraiment d'être un chien volant écrasé au sol ? Étrangement, je ne vois même pas ma vie défiler, et juste avant l'impact, je me réveille en sursaut.

Ah ! Tout ça n'était qu'un rêve ? Et bien, je vous le dis, moi : heureusement ! Mon cœur bat la chamade et mon esprit est un peu brouillé. Où suis-je ? J'observe les alentours : une forêt brumeuse ? Est-ce une blague ou bien ? Couché dans un nid aménagé à la va vite le soir précédent, je me remets de mes émotions. C'est le matin et les feuillages denses de ce bois filtrent les rayons du soleil, donnant pour résultat une forêt éclairée par endroit. Cet endroit me donne froid dans le dos. Je me toilette, c'est la moindre des choses mesdames et messieurs ! Je me dresse ensuite sur mes fines pattes d'athlète, puis poursuit ma traversée. Je me dirige vers le Rocher Nid, là-bas, je serai à l'abri de la pluie qui tombe souvent par ici. De plus, ma mère me disait toujours que cet endroit était souvent occupé par des chiens, ainsi, peut-être aurais-je l'occasion de faire une rencontre ? Ou mêmes plusieurs ! Je ne pus retenir ma queue de remuer en pensant aux éventuels amis que je me ferais.

Mon ventre se manifeste. Oh, tais-toi, stupide chose, tu m'agaces à toujours gargouiller. Et il me répond ce fou ! Mais, ferme-la, pour qui tu te prends à me grogner dessus ? Tu ne me fais pas peur, vil créature ! Tu es bien la seule chose qui ne me fait pas peur ici d'ailleurs... L'ambiance de cette forêt est presque aussi glauque que celle de mes rêves. Mais s'il y a bien un point commun entre elles, c'est ces ronces de... Aïe ! Mais, pourquoi m'attaques-tu ? Je lâche un couinement aigu à travers la forêt. Fichus ronces ! Je mords à pleins crocs dans cette plante dissidente avant de couiner à nouveau, je me suis piqué la langue ! Mais quel lévrier stupide fais-je ! Ma langue saigne un peu, rien de bien grave, mais cela m'empêche de lécher ma patte touchée plus tôt, et de laquelle s'échappe un filet de sang à peine plus fin qu'un ver de terre.

Je m'assois et prie pour être seul ici, car si un de ces chiens au pelage métallique sort d'un buisson comme dans ce rêve, je doute de pouvoir vraiment voler ensuite...


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MessageSujet: Re: Ronces, fichues ronces ! (libre)   Dim 31 Mai - 0:44

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Il avançait tel un prince sur son domaine, appréciant l’air dansant dans son pelage roux, les odeurs qui venaient mourir dans ses narines pour qu’il puisse les apprécier d’une façon plus intense, et, peut-être remonter une piste jusqu’à un potentiel gibier. Sikstor était toujours en quête de nourriture, que ce soit pour lui ou pour les membres de la meute. C’était sa croix. Il était doué pour cela et on mettait à profit son talent. La survie était un jeu dans lequel toutes les cartes doivent être savamment jouées, et il était une de ces cartes. Il le savait, qu’il n’était là que pour aider à la survie de l’espèce, mais cela lui convenait tant qu’il obtenait sa tranquillité et sa sécurité. C’était pour cela qu’il avait rejoint cette meute. Il était peut-être une carte dans leur jeu pour la survie, mais elle était une carte du sien. C’était un accord tacite, s’utiliser mutuellement pour le bien de tous, mais surtout du leur.

Il appréciait tout particulièrement la Sylve Brumeuse pour sa tranquillité et la quiétude qu’elle lui apportait. Peu de chiens s’y aventuraient pour autre chose que la chasse et de ce fait, ils n’appréciaient guère toutes les beautés que pouvait leur offrir ce lieu. Il y avait une certaine magie qui habitait la Sylve, quelque chose qui l’attirait et qui l’enchantait. Il pouvait y déambuler des heures durant, appréciant la moindre petite chose, allant de la goutte de rosée roulant paresseusement d’une feuille jusqu’au sol fertile au rai de lumière perçant difficilement les arbres et qui se détachait parfaitement du reste, comme une déchirure céleste qui n’était là que pour souligner la beauté du monde alors que ce dernier court encore à sa perte.

Un frisson le parcouru et il se secoua avant de reprendre sa route. Il but quelques gorgées d’eau dans une flaque, calmant un peu la soif qui tiraillait sa gorge après sa longue marche. Il prit plaisir à appuyer plus profondément une de ses pattes avant dans la mousse tendre et observer la trace éphémère que laissa sa patte sur ce tapis de verdure.

Un bruissement au loin attira son attention, et il profita du fait que le vent était tournant pour s’approcher sans bruits et ne pouvant être senti. Il pria silencieusement pour que le vent garde la même direction le temps de s’assurer de l’origine de ce bruit. Peut-être était-ce inconscient, mais il avait confiance en lui et en ses capacités. Un ennemi ne lui ferait pas peur. Il combattrait. C’était son honneur et sa fierté.

Il entendit un couinement et son cœur accéléra son rythme dans sa poitrine. Un Doggone était peut-être en danger ! Il hésita un moment, pensant le pour et le contre d’une possible intervention. Après tout, des accidents arrivent tous les jours et les pertes sont nombreuses parfois… Il décida pourtant de continuer, juste pour voir, s’assurer que ce n’était rien de grave, que cela ne mettrait pas le reste de la meute en danger et voir si son aide était requise. Il retint un soupir quand il vit un jeune chien, presqu’encore un chiot à ses yeux se débattre dans un nid de ronces. Il le voyait s’acharner sur les plantes, planter ses crocs et se blesser la bouche et la langue. Il ne put retenir un rire face à une bêtise de ce genre. Il rit assez fort pour être entendu quand le jeune lévrier s’assit dans les ronces renonçant à se battre.

« Tu sais, si quelques ronces sont des obstacles insurmontables pour toi, cela ne sert à rien que tu te battes pour survivre dans un tel monde. »

Il était dur, mais c’était nécessaire. Les chiots d’aujourd’hui n’avaient pas conscience de leur chance d’avoir un semblant de tranquillité, mais à cause de cela, ils agissaient avec imprudence et manquaient de combativité.



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MessageSujet: Re: Ronces, fichues ronces ! (libre)   Dim 31 Mai - 10:39

HRP:
 

Éole le vaillant guerrier perçut soudain... Bon d'accord. Éole, ce lévrier qui se battu avec courage contre des ronces, perçut un rire grave non loin de lui. Et voilà. Fallait-il vraiment qu'à chaque fois qu'il faisait une petite bêtise de rien du tout un autre corniaud se ramène pour lui faire comprendre son incompétence ? Visiblement, oui. Le lévrier tourna la tête vers son semblable et constata qu'il s'agissait d'un chien type Malamute. Oh. Il était imposant, ce chien. Mais quelle idée de se battre contre des plantes Éole ? Elles étaient là avant toi ! S'il fallait qu'il court, le rouquin le rattraperait sans doute.
Éole n'aimait pas qu'on se moque de lui. Au fond, il n'avait pas confiance en lui et se vexait facilement. mais il avait le don de le cacher si bien, que parfois il se trompait lui-même. Son semblable s'était avancé et lui avait aboyé une sorte de morale...

« Tu sais, si quelques ronces sont des obstacles insurmontables pour toi, cela ne sert à rien que tu te battes pour survivre dans un tel monde. »

Le jeune lévrier se redressa sur trois pattes puis se dégagea non sans peine de ces fichues ronces, s'avançant vers son congénère, tout en gardant une distance convenable. Si le molosse décidait de lui sauter dessus, peut-être aurait-il au moins le temps de le supplier avant de se faire broyer la gorge ?
Il prit le temps de réfléchir -c'est rare. Et si ce cabot avait raison ? Et s'il n'était pas capable de survivre seul dans ce monde ? Cela ne faisait que quelques jours, voire quelques semaines, que sa mère était partie. Peut-être vivait-il depuis tout ce temps sur de simples coups de chance ? Le rouquin aux allures nordiques n'avait pas l'air agressif, mais rien ne stipulait qu'il était amical non plus. Il avait l'air détendu. Bon, en même temps, un corniaud de cette masse n'a rien à craindre de notre pauvre Éole, il l'avait compris.
Le jeune chien, dans un élan d'espoir, comme si rien en s'était produit, questionna :

« Oui. Peut-être, mais quel genre de chien ne se bat pas et abandonne ? »

En soi, sa question était stupide et la réponse évidente : aucun chien abandonnait, quitte à avoir l'air ridicule. Le corniaud à la fine carrure reprit, sur un ton amical :

« Au fait, qui es-tu ? »

Puis il se rassit, cette fois-ci en dehors du nid de ronces, attendant patiemment la réaction de son interlocuteur.


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MessageSujet: Re: Ronces, fichues ronces ! (libre)   Mar 2 Juin - 1:00

L’autre le regardait, prenant enfin conscience de sa présence. Il se débattit encore quelques instants avant de parvenir à se libérer des ronces qui le tenaient prisonnier de leurs étreintes douloureuses. L’imprudent avança vers lui mais stoppa à une distance raisonnable. Sage enfant. Encore un peu et ce manque de politesse lui aurait coûté quelques poils et sa dignité. Sikstor était très pointilleux en ce qui concernait la politesse et la présentation de ses congénères, ne supportant que très peu d’eux qu’ils ne se présentent à lui trop vite. Il pouvait le tolérer des chiots, jeunes encore qui avaient tout à apprendre, mais arrivé à un certain âge, ces oublis ne pouvaient restés impunis.

Il prit cependant la peine de se faire plus imposant qu’il ne l’était. Gonflant son poitrail d’assurance et les poils de son dos et de sa nuque se hérissant afin qu’il puisse montrer au monde l’entourant sa toute puissance. Donnant comme silencieux message que rien ne serait pardonné si le lévrier décidait de se montrer téméraire. Il ne voulait pas se donner un air agressif, mais impressionner assez le jeune chien pour qu’il n’ait pas l’idée de déclencher un conflit avec lui qui se montrait si fort. C’était comme jouer une pièce de théâtre, il avait le rôle d’un dominant qui asseyait son pouvoir. Mais ce pouvoir n’ayant rien de définitif, il resterait malgré tout sur ses gardes, bien que le lévrier ne semblait pas être de ceux qui attaquaient sans raisons.

Il vit très clairement que ses paroles firent au plus jeune l’effet d’une vague se brisant contre un roc. Il le voyait réfléchir, se perdre dans les méandres de son esprit et de sa raison. Et enfin une question fusa. Sikstor ne s’y attendait pas vraiment. Il n’avait fait que distribuer une maxime, règle de vie élémentaire qui lui avait tant servie, mais voilà qu’il lui répondait de la plus naïve des façons :

« Oui. Peut-être, mais quel genre de chien ne se bat pas et abandonne ? Au fait, qui es-tu ? »

Il devait sans doute être de ceux qui n’avaient pas connu le désespoir et la perte, mais seulement la faim et l’errance, mais jamais la folie. Jamais l’abandon. Il dévoila un sourire cynique plein de crocs et répondit :

« Les faibles bien sûr ! Ceux qui n’ont ni la force de se battre pour vivre ni la décence de mourir pour permettre à d’autres d’avoir de meilleures chances. Ne deviens pas un de ceux là, ils sont ce que je hais le plus, et tu ne voudrais pas que je te haïsse, petit. »

Il termina sa tirade d’un ton un peu moins mordant. Ce n’était pas une menace, simplement une mise en garde, là était toute la nuance de Sikstor. Il en avait assez de ces chiens incapables de vivre dans ce monde, d’assumer le fait qu’ils étaient là et qu’ils ne pouvaient rien n’y faire, ils ne pouvaient que vivre ou mourir mais c’était à eux de le décider. Parfois, il décidait pour eux, mais une lueur dans le regard du jeune lévrier le convainquit de sa résolution. Alors il secoua la tête, effaçant ce sourire qui n’était qu’un emprunt à sa férocité.

« Sikstor. Et toi, quel est ton nom, chiot ? »



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MessageSujet: Re: Ronces, fichues ronces ! (libre)   Mer 3 Juin - 14:22

Le rouquin s'était grandi et avait gonflé son poitrail, comme si j'allais lui sauter dessus... Je n'aime pas qu'on se comporte comme ça, comme si nous étions des MEKA-9 et que, dès que l'on se croisait, on se sautait dessus pour s’entre tuer. Oui, je sais bien que certains d'entre nous sont comme cela ! Mais pas moi, et visiblement, pas lui.

Je n'étais pas vraiment à l'aise, et l'autre me regardait, enfin non, il me surveillait presque ! Ai-je vraiment l'air d'être un chien tueur ? Moi, le lévrier chétif et peureux ? Ah ! Dis-moi que je te fais peur, énorme chien, et je pouffe de rire !

Mon interlocuteur répondit à ma première question, je n'en demandais pas tant... Ce n'était pas une véritable question, nul besoin de réponse, enfin, puisqu'il avait l'air décidé à me faire la morale. Je sais pertinemment que je suis faible et stupide. Je n'ai pas besoin qu'un cabot tout droit sorti du Grand Nord me le démontre pour le comprendre. Enfin, d'une certaine façon, je l'aime bien, ce Malamute. Je suis sûr que sous ses airs de sage corniaud, il n'est autre qu'un chiot joueur ! J'ai vraiment envie de faire un bout de chemin avec lui, en plus, nul doute que si nous rencontrons des dangers, il les bravera. Soit pour sa fierté, soit car nous allons devenir amis. J'aimerais bien être son ami. Je ne le connais pas, ni lui, ni sa façon de faire, pourtant, quelque chose me pousse à lui pardonner cet air trop posé pour moi.

La plupart des choses qu'il répondit, d'ailleurs, me dépassaient probablement. Non, je n'étais pas un chien empli de philosophie, j'étais simplement moi, tout entier et je vivais grâce à cet instinct qui m'envoyait des messages. C'est étrange mais, j'ai la vague impression que le molosse au pelage dense vient de se retenir de me sauter dessus. De toute évidence, c'est le destin qui nous a réuni. Ça ou le couinement viril que j'ai laissé échapper de ma gueule lorsque ces fichues ronces m'ont littéralement arraché la patte. Je suis courageux. C'est sûr ! Je suis certain que le rouquin aime le courage ! Tout le monde aime les courageux. Je me perds, je divague, mes pensées m'ont emporté si loin que la seule chose que j'entends de lui est :

« ... quel est ton nom, chiot ? »


Chiot ? Je sais que je suis jeune et encore vif mais tout de même ! Peut-être qu'il est vieux et qu'il ne voit pas clair ? Je suis persuadé que c'est ça. Surement. C'est obligé. Aller. Sois vieux. Non, mais, je n'ai pas l'air d'un chiot, pas à ce point ? Mon corps de lâche me trompe-t-il aussi fortement ?! Ou bien n'est-il qu'un sombre comique ? Oh, c'est ça, hein ? Tu m'aimes bien alors tu ries avec moi ? Ou bien tu ries de moi... En somme, ça se ressemble, donc c'est similaire, donc tu m'aimes bien. Je me suis déjà fait un ami ? Impossible. Il est si froid, presque aussi froid que la neige dans laquelle il aurait du se trouver, à cette heure. Enfin, la moindre des choses est de répondre Éole, mais oui, répondre ! C'est ça que j'oubliais depuis tout à l'heure. Quelle tête en l'air ! Oh, les airs, c'est là où j'aimerais pouvoir voler parfois, loin de ce monde cruel et difficile...


« Je m'appelle Éole. Que fais-tu par ici ? Enfin, je veux dire avant maintenant, tu sais, avant d'être là, que faisais-tu ? »


Il va croire que je le prends pour un idiot mais non, je suis simplement un maladroit. Je parie que la maladresse le frustre, il a l'air d'aimer respecter des procédures, et les chiens comme moi les bafouillent souvent par maladresse, justement. J'espère qu'il ne va pas me sauter à la gorge sous prétexte que je n'ai pas l'habitude de rencontrer d'autres chiens. J'espère, vraiment !


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MessageSujet: Re: Ronces, fichues ronces ! (libre)   Sam 6 Juin - 23:25

Concentré sur un bruit environnant – car il est nécessaire de tout évaluer afin d’écarter tout danger éventuel – il faillit ne pas apercevoir la moue contrarier de son interlocuteur. Apparemment l’appeler « chiot » semblait être vexant pour lui, bien que Sikstor fasse plus référence à la taille qu’à l’âge réel, le lévrier étant minuscule à côté de lui. Il scanna de nouveau les environs, précautionneux, perfectionniste. Il n’avait pas envie de se retrouver face à une de ces bêtes de métal tout en ayant à surveiller l’autre chien, qu’il ne se mette pas dans ses pattes et qu’il ne devienne pas un danger pour lui en cas de confrontation. 
 

Car c’était un fait, sa vie prévaudrait sur celle de l’autre, l’instinct de survie en somme, comme ce qui pousse leur race à se reproduire encore et encore dans un monde qui leur est hostile. Procréer pour évoluer dans un monde qui nous chasse, naître dans un endroit hostile et procréer à son tour pour la perpétuation de l’espèce. Quelle bêtise !
 

Il répondit à sa question juste après cette pensée et ramena son attention sur lui. Il lui posa ensuite une série de questions assez simplettes mais assez « adorables ». Sikstor se détendit quelque peu. Cette maladresse touchante n’était justement pas sans rappeler celle des chiots. Peut-être n’en avait-il pas l’âge, mais en tout cas il en avait le comportement. Il s’interrogea brièvement ; comment avait-il pu rester aussi insouciant et garder une telle façon d’être dans ce monde. C’était à la fois inquiétant et rassurant.
 

Ainsi, le « chiot » se nommait Eole. Intéressant. Il écouta le reste de ses questions et décida d’y répondre, mais toujours de façon concise.
 

« Je chassais. J’étais sur une piste quand je t’ai entendu. »
 

Devait-il lui avouer qu’il avait d’abord pensé à un MEKA-9 plutôt qu’à un congénère en détresse et que si le chien de métal avait été présent, jamais il n’aurait pris la peine de s’approcher ? Peut-être valait-il mieux s’abstenir. Son absence de réponse serait sans doute pris pour de la froideur, mais il valait mieux cela et avoir une chance de le ramener avec lui, la meute manquant cruellement de chiens rapide pour la chasse.
 

« Tu as un endroit où aller ? Si ce n’est pas le cas tu peux me suivre. »
 

Il ne prit même pas la peine d’attendre la réponse d’Eole que déjà il faisait demi-tour et partait, repassant avec précaution dans ses traces pour brouiller les pistes de son passage. La survie étant un vaste jeu de piste et de cache-cache.







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MessageSujet: Re: Ronces, fichues ronces ! (libre)   Dim 7 Juin - 19:23

Le rouquin ne m'écoutait qu'à demi-mot. Sympa, merci de me laisser parler seul ! Et après il voudrait être un de ces chiens très carrés en ce qui concerne les formules de politesse ? Mais je te pardonne. Je te pardonne parce que ton pelage épais, j'en suis certain, il me tiendra chaud quand j'aurais froid. Dans longtemps peut-être, demain ou même dans mes rêves, nous serons amis, tu verras ! Et je chasserai le lapin, et tu chasseras le daim ! Et nous hurlerons la nuit tombée, nous narguerons la lune et tous ces chiens rouillés. Non, tu ne le sais pas encore. Mais moi je le sais, je le sens. Tout commence par une rencontre, et voilà déjà que nous y sommes ! Regarde le soleil, regarde la pluie, regarde moi : nous allons être les meilleurs amis du monde !

Arrête de remuer la queue, idiot ! Déjà que je suis un chiot pour lui alors s'il le remarque !
Enfin, le Malamute qui était posé non loin de moi semble se détendre ! As-tu vraiment cru que j'allais me jeter sur toi ? Vraiment ? Toi ? Mon futur meilleur ami ? Si on ne peut même pu faire confiance en son futur meilleur ami, en qui d'autre alors ? Et ta voix de molosse résonne tandis que tu me réponds, après un moment de réflexion.

« Je chassais. J’étais sur une piste quand je t’ai entendu, il marque une courte pause. Tu as un endroit où aller ? Si ce n’est pas le cas tu peux me suivre. »

Et te voilà déjà parti. Dois-je te suivre ? J'ai déjà un endroit où aller ! Le Rocher Nid est ma destination ! Mais... Au fond, je crois que je préfère te suivre Toi, mon futur meilleur ami, j'en suis certain, tu fuiras à mes côtés si nous faisons de mauvaises rencontres. Ou bien me demanderas-tu silencieusement de me battre avec toi ? Oulah, non ! Très peu pour moi.

« Je te suis ! »

Mais déjà quelques mètres nous séparent ! J'arrive, compagnon de route, fidèle acolyte, frère de sang, bras armé, boule de poils, mur protecteur, gros molosse peu bavard, faux sage, yeux bleus de la nuit, tache rousse et blanche dans l'infini, chasseur expérimenté, combattant de talent, enfin... Je veux dire Sikstor.

Ne m'attends surtout pas !

C'est ici que commence une grande aventure ! Aïe, fichues ronces ! Et me voilà aux côtés -légèrement en retrait- de mon futur meilleur ami, boitant tel un héro.

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MessageSujet: Re: Ronces, fichues ronces ! (libre)   Sam 27 Juin - 0:33

Il ne savait pas vraiment pourquoi il faisait ca. Il n’était généralement pas intéressé par quelques interactions sociales que pourraient lui offrir ses congénères. Il préférait souvent être seul. Mais quand il voyait ce petit lévrier, minuscule dans ce monde, tenter de survivre, il ne pouvait s’empêcher de ressentir une fugace mais saisissante compassion. Il lui avait proposé de le suivre sans vraiment prendre en compte tout ce à quoi cela allait l’engager. Il devrait prendre soin de lui, chasser pour deux des proies plus grandes, sachant que le lévrier ne pourrait chasser que des proies plus petites mais vives. Suffisant pour survivre mais pas assez pour avoir un surplus afin te tenir en cas de coups durs. Alors ils auraient besoin de lui pour les proies plus petites qui leur permettront de tenir un peu plus longtemps.
 
Sikstor remarqua que sa réponse mit son homologue en joie, sa queue remuant frénétiquement, mais il préféra ne rien dire pour ne pas le gêner plus encore. Ce serait son acte de bonté de la journée. Il se retint de rire à cette pensée. Etrangement, il l’aimait bien celui-là. Présent, patient, insistant assez pour se faire une place. Un grand caractère dans un corps minuscule.
 
Il se détourna alors, reprenant la route vers un groupement rocheux plus loin qui pourrait leur servir d’abris pour la nuit qui tombait doucement. Il tendit une oreille et le bruit de pas accompagné du cri de ralliement du petit chien le conforta dans l’idée qu’il avait peut-être bien fait d’être curieux finalement. Il l’entendit se placer à ses côtés mais tout en restant un peu en arrière. Position qui semblait lui convenir. Il remarqua le léger boitillement de son compagnon de route et ralentit l’allure. Le groupement rocheux n’était pas si loin, et le lendemain ils pourraient peut-être chasser quelques proies avant de retourner là où la meute s’était installée. Il n’était jamais bon de rentrer les mains vides, et cela encore plus quand on revenait avec une bouche en plus à nourrir.
 
Les minutes défilaient lentement au gré de leurs pas, et quand finalement ils arrivèrent près des roches, la nuit venait seulement d’étendre son manteau. Sikstor leur creusa rapidement une niche et s’y roula, soupirant de contentement.
 
« Repose-toi, demain nous irons chasser quelques proies si ta patte va mieux. »

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MessageSujet: Re: Ronces, fichues ronces ! (libre)   Mar 30 Juin - 16:12

Voilà que je m'étais déjà fait mon premier ami ! Et de plus, j'avais fait une très bonne pioche, à en croire la musculature du corniaud. Le rouquin avait un peu ralenti en comprenant que je boitillais. Peut-être espérait-il que je ne le remarque pas, mais peu importait, de toute évidence, j'allais être un poids pour lui. Moi un poids ? Un poids plume alors, si l'on en jugeait mon physique. Mais il ne s'agissait pas là de ma maigre corpulence, mais bien de ma blessure. Elle était bénigne, certes, mais elle était là, et moi j'étais trop faible pour la surmonter comme un vrai chien. Je n'aimais pas l'idée de vivre grâce au Malamute, mais il avait proposé de lui-même que je me joigne à lui. A moins que ce ne soit que de la politesse ? Dans tous les cas, j'étais là, et j'étais prêt à montrer le peu de choses que je valais en matière de survie !

Nous cheminons à présent à travers la forêt. Je suis un peu plus rassuré d'être au côté du dénommé Sikstor, mais je ne peux m'empêcher de lever l'oreille et de scruter l'endroit avec attention. Je suis peut-être un peu trop paranoïaque, mais il vaut mieux l'être trop que pas assez dans ce monde-ci.

Alors que nous progressons, je songe que si je ne m'étais pas piqué dans ces ronces, mon nouveau compagnon de route ne m'aurait jamais vu et nous ne nous serions jamais rencontrés. Évidemment, le mâle était un peu distant avec moi. Il n'avait pas l'air très attaché à la vie de meute et, plus globalement, à la vie en communauté. Mais au fond de tout chien, je le sais, car j'en suis un, il y a cet instinct qui nous pousse à nous rassembler, à nous unir. Car à plusieurs nous sommes plus forts.

Bientôt, nous atteignons un groupement rocheux, tandis que la nuit commençait seulement à s'installer dans le paysage, dissimulant un peu plus les danger dont regorgeaient sans doute les parages. Je ne sais pas si c'est de froid ou de peur que je frémis, le temps d'une seconde, avant de me reprendre. Et dire qu'au début du trajet, je disais être prêt à montrer ce que je valais, et me voilà déjà en train de trembler alors que le vrai danger n'a pas encore pointé le bout de sa truffe. Quel lâche suis-je... Quel poltron, oui...

Le rouquin creuse rapidement un niche et s'y installe, avant d'ajouter à mon attention :


« Repose-toi, demain nous irons chasser quelques proies si ta patte va mieux. »

Je lui réponds d'un hochement de tête. Vivement demain ! J'espère que ma patte ne me fera plus souffrir, je ne veux vraiment pas être un poids pour le corniaud. Je m'installe à mon tour dans la niche, tout en gardant une distance convenable de mon nouveau partenaire de route puis le sommeil m'ouvre ses portes, m'emportant en moins de temps qu'il faut pour le dire. Cette nuit risque de m'être plus qu'utile.

HRP:
 


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MessageSujet: Re: Ronces, fichues ronces ! (libre)   Ven 10 Juil - 12:24

Il attendit que son nouveau compagnon prenne place avant de s’installer un peu plus loin. Il voulait bien le tolérer, l’aider mais il n’était pas encore question de dormir blotti l’un contre l’autre dans un esprit de franche camaraderie. Il était un solitaire et le fait qu’il ait pris un chien naïf sous son aile ne remettait pas cela en question. Et puis, ils étaient des chiens, leur fourrure les protégeait aussi bien de la chaleur que du froid mordant de la nuit. Il s’étira paresseusement, d’abord comme un chat et ensuite en tirant vers l’arrière ses pattes arrières tour à tour avant de s’allonger sur le sol tout en se roulant en boule, le museau sous sa queue, protection minime qu’il pouvait s’offrir. Il laissa son esprit divaguer quelques minutes avant d’être gagner par un sommeil tranquille quoique toujours aux aguets.
 
Il fut réveillé quelques heures plus tard, le jour allait bientôt poindre. Il n’était plus roulé en boule mais étendu de côté de tout son long, preuve que la nuit avait été clémente et donc pas trop fraiche malgré la période de l’année qui leur en donnait, en plus de journées parfois très chaudes.
 
Il se donna encore quelques minutes de calme avant de se lever silencieusement. Il profita de ce calme pour aller se soulager ainsi que faire le tour de leur lieu de repos, vérifiant que tout était en ordre et qu’aucun danger ne les menaçait. Méticuleux, il visita tous les coins et recoins de leur abri d’une nuit afin de s’assurer qu’une sortie ne leur causera pas le moindre souci. Une légère crispation dans son estomac lui rappela qu’il n’avait pas mangé depuis plusieurs jours et il devait également en être de même pour son compagnon.
 
Une fois certain que tout était bien en ordre et sans dangers, Sikstor retourna auprès d’Eole et s’assura qu’il soit bien réveillé.
 
« Il est l’heure. » Annonça-t-il sans ménagement « Soit prêt au plus vite, la chasse n’attend pas. »
 
L’attente fut étonnamment courte. Le roux avait profité de ce peu de temps pour partir à la recherche d’éventuelles pistes aux abords de leur abri ; la chance semblait être de leur côté car il releva une odeur plus loin qui évitait leur lieu de repos, sans doute avaient-ils été senti par un animal et donc une proie potentielle, qui avait fait un détour en se rendant compte du danger qu’ils pouvaient être pour elle. D’un sourire lupin, il annonça le départ.
 
Sikstor adorait chasser. Il se sentait tout puissant et ne se fiait qu’à ses instincts les plus profonds et les plus salvateurs. Ils ne lui avaient jamais fait défaut, la preuve en était qu’il était toujours en vie aujourd’hui encore. Une journée de plus au rythme de leurs pas, de leurs souffles, et de leurs volontés. Il murmura à Eole la marche à suivre en fonction du type de proie. Si l’animal était rapide, il laissera la place au plus jeune, son rôle à lui sera donc de le rabattre le plus possible en direction des crocs du lévrier qui engagerai alors une poursuite. Si la proie est plus grande, alors Sikstor se placerai à un point stratégique, attendant que son compagnon la lui amène au plus près afin qu’il puisse lui porter un coup fatal.
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Ronces, fichues ronces ! (libre)

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